/ 2 juin 2010

À la rescousse des vignobles de France!

0
Article écrit par Karine

Quoi? La consommation de vin en France est en chute libre (dans le rouge, quoi…)? Attendez! Gina, Marie-Julie et moi arrivons à la rescousse!

Trouvez-nous trois belles chambres (pourquoi pas dans ce château-ci, tiens!), un abonnement de type «bar ouvert» chez Lavinia, une top sommelière comme Joëlle Vincent pour nous motiver les jours où on a soif de sobriété, quelques fromages (trou du cru, Maroilles, Mimolette, Vieux Lille, Reblochon, etc.) pour accompagner nos millions(!) d’hectolitres de vin… Ohhhh! Avec du pain d’épice , aussi! Puis pourquoi pas quelques fruits de mer?

Allez, hop! Nous ferons remonter en flèche le taux de consommation de ce nectar dit-vin en France!

Et aussi le taux de consommation des macarons au chocolat de chez Bouvier et des gaufres de chez Méert (effets secondaires ou dommages collatéraux selon le point de vue duquel on regarde la chose…).

Santé!

Bon… Je m’emballe peut-être un peu, là… Parce que de belles initiatives ont déjà été mises sur pied par les professionnels du vin du pays. Ces dernières visent à redynamiser l’industrie viticole française qui souffre, mais aussi à valoriser, expliquer et démocratiser le vin.

Les Maisons des Vins, créées par InterLoire (qui a pour objectif-clé la valorisation durable des vins de Loire, le 3e vignoble d’appellation en France), en sont un bon exemple. C’est ce que Solène Franquet, responsable de la succursale de Nantes, nous a appris lorsque nous y avons fait un petit saut, question de prendre l’apéro… du midi!

«On s’est rendu compte que les gens consomment moins de vin ou commencent à en consommer de plus en plus tard», nous a-t-elle expliqué. «Avant – dans les années 60 - on était à 100 litres par habitant par an et aujourd’hui, [...] ça été divisé par deux.» Si les chiffres précis changent légèrement selon l’étude à laquelle on se réfère (Vinexpo/IWSR, Xerfi, FranceAgriMer), la tendance à la baisse en France est bel et bien démontrée par toutes les statistiques.

En revanche, «la consommation et la production mondiales augmentent», nous a tout de suite précisé Solène. Selon certaines études la crise aurait tout de même affecté plusieurs pays en 2009, mais si on regarde la récente étude Vinexpo/IWSR, la France – maintenant 3e – a perdu une position – au profit des États-Unis - dans le Top 10 des pays consommateurs de vins tranquilles. C’est l’Italie qui se trouve en pôle position. La Chine, qui aurait augmenté sa consommation de – attachez-vot’-tuque-avec-d’la-broche-même-s’il-fait-chaud-au-Québec – 80% entre 2004 et 2008, est 8e.

Selon les estimations de Vinexpo/IWSR, la moitié de la croissance de la consommation mondiale de vin devrait s’effectuer sur seulement 2 pays entre 2009 et 2013 : les Etats-Unis et la Chine! Et le Canada? Pour cette même période, on devrait connaître une hausse de 6,51%. Quand même pas mal ;-)

Mais revenons à nos Muscadets (c’est le vin que nous avons bu ce midi-là) et aux Maisons des Vins d’InterLoire. C’est donc avec cette augmentation mondiale en toile de fond que ces dernières – dont celle de Nantes, qui est sous la responsabilité de Solène – ont été créées: «En France il faut qu’on essaie de faire revenir les gens vers le vin. C’est ce qu’on essaie de faire ici». Comment? «Avec des petites vidéos, des cours de dégustation, des visites dans les vignobles. Parce qu’il n’y a rien de tel qu’une rencontre avec un viticulteur et [ceux] de la charte du vignoble de Loire s’engagent à accueillir les visiteurs à des heures fixes, à proposer des dégustations gratuites et à permettre [l'achat de bouteilles] à l’unité.»

Solène nous présente une carte du vignoble de Val de Loire ainsi qu'un petit guide dans lequel tous les vignerons de la charte dont elle nous a parlé sont répertoriés. Saviez-vous que ce vignoble propose non pas une, ni deux, mais bien cinq types de vins? Blanc, rouge, rosé, moelleux et fines bulles).

Sur place, il y a aussi un petit jeu fort amusant, «Le nez du vin», auquel nous nous sommes toutes les trois prêtées très consciencieusement…

…avant de nous laisser prendre au jeu de la dégustation ;-)

Pendant cette dégustation, une petite boîte de biscuits a attiré l’attention de Gina (tiens, donc!). Après avoir lu l’histoire de ces petites gâteries à l’endos de l’emballage, elle s’est écriée «Wow! Elle est chouette l’histoire de ces biscuits!», captant du coup toute notre attention (probablement à cause du mot «biscuit», comme vous l’avez deviné…).

Gina venait de découvrir le Petit Mouzillon, un biscuit né au cours de l’hiver 1848. Disparu du paysage nantais 150 ans plus tard pour diverses raisons, il vient tout juste de renaître, en 2009, grâce aux dirigeants de la Boulangerie Biofournil. «Plusieurs mois de travail avec Dominique Bodet, l’arrière-petit-fils du créateur, furent nécessaires pour retrouver la recette originelle et la saveur d’antan du Petit Mouzillon. Les ingrédients restent inchangés: de la farine, du sucre, du lait,
des œufs et de la vanille issus à 100% de l’agriculture biologique, comme à ses débuts», peut-on lire sur le site Web dédié au biscuit.

Grâce à la gentillesse de Solène, qui nous en a ouvert une boîte, nous pouvons vous confirmer que le Petit Mouzillon a un petit goût très léger qui se marie à la perfection avec une cupe de Muscadet!

P.S. Mon foie tient à dire qu’il remercie chaleureusement la Maison des Vins de Nantes et toutes les autres initiatives du genre qui ont cours en France. Parce qu’il n’était pas sûr de pouvoir me suivre dans ma tentative de sauvetage… ;-)

Pratico-Pratique

Site Web d’InterLoire, Interprofession des Vins de Loire

Site Web du Petit Mouzillon

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire






  • ensemble
  • renault
  • air-canada
  • ATOUT FRANCE